MEMOIRES DE MON PARCOURT A KOLEA DEPUIS LE 24 JUILLET1973

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                          C’était à la fin de l’année 1972, j’étais alors élève au sein de l’association El Djazairia

                                                                                          El Mossilia d’Alger et professeur de la classe moyenne, en même temps qu'employé à

                                                                                          la Banque Centrale d’Algérie.

 

                                                                                          Parmi mes collègues, DZIRI Loth, qui était Médecin à l’hopital de Koléa et en même

                                                                                          temps médecin de l’équipe de foot de l’ESM-Koléa, je l'avais connu à El Mossilia.

 

                                                                                          A Koléa, Monsieur DZIRI était très respecté par la population de cette ville. De temps

                                                                                          en temps il m’invitait à passer le week-end chez lui où il résidait à l’intérieur de

                                                                                          l’hopital de Koléa, et ce dans le but d'améliorer nos connaissances en matière de

                                                                                          musique.

 

                                                                                          Je ne connaissais pas encore la ville de Koléa. Mon premier contacte avec cette ville,

                                                                                          c’était pour assister à un enterrement, il s'agissait des cinq agents de la protection

                                                                                          civile, décédés en service de leur fonction, suite à un accident de la circulation à Bou

                                                                                          Ismail, (que Dieu leur accorde sa miséricorde). Je ne me souviens pas de la date

                                                                                          exacte, mais c'est resté gravé dans ma mémoire.  

 

                                                                                          Monsieur DZIRI nous organisait des soirées intimes chez lui; on passait toute la nuit à

                                                                                          jouer de la musique.  C’était là que j’ai fais la connaissance de  certains invités

                                                                                          Koléaciens mélomanes de la musique surtout du chaâbi, tel que Abdelwahab LOUDA

                                                                                          …, nous faisions des échanges de morceaux entre le chaâbi et la nouba classique.  

 

           Au fur et à mesure de la multiplication  de ces soirées,   le groupe commence à s’élargir de plus en plus. A chaque fois qu’on se rencontrait, je m’aperçois de la présence de nouvelles têtes, entre autre,  certains membres de l’association EL GHARNATIA, que je ne connaissais pas.

 

           Ils venaient pour un but bien précis, ils n’ont pas perdu de temps pour solliciter Docteur Dziri, en lui annoncent qu’une Association dénommée EL GHARNATIA existait à Koléa, créée en 1972, mais qu'elle rencontrait déjà certaines difficultés dans le domaine de l'encadrement, et que s’ils ne trouveraient pas un encadreur pour prendre en charge les élèves qui étaient sans professeur pour leurs enseigner la musique andalouse, ils seraient dans l’obligation de fermer les portes de cette Association.

 

           Pour des raisons étranges, Monsieur MAZOUNI Mohamed natif de la ville de Sidi Ali Mébarek qui était parmi les rares, si ce n'est l'unique à Koléa, à posséder des connaissances en musique andalouse, mais qui a du abandonner début 1973. Il était Professeur et membre fondateur de cette association qui a été fondée en 1969 par des mélomanes, tel que Ahmed FAHSSI qui était maire de la ville, Slimane HANANI et tant d'autres,(d'après les informations fournies par Mr Ahmed FAHSSI en date du … enregistrées en audio visuel, voir cassette) et confirmé par beaucoup d'anciens Koléaciens. Tandis qu'en 1972, l'Association El Gharnatia avait obtenu le local de l'ancienne école Jeanne d'Arc grâce à l'intervention  de Monsieur Slimane HANANI auprès  des services du Ministère de l'Education Nationale, alors qu'il était inspecteur de l'enseignement primaire pour la circonscription de Koléa.

 

            Monsieur DZIRI très sensible, a répondu favorablement à la demande dans le souci d’éviter que cette association ne ferme ses portes, a fini par accepter de prendre en charge les élèves en attendant de trouver  un autre remplaçant dans les meilleurs délais.

 

           Ils n’ont pas manqué encore une fois de lui confier la mission pour leur trouver cet autre formateur pour le remplacer.

 

           C’était là, que Loth est venu me voir pour me faire la proposition. Cela n’a pas empêcher les membres d’El Gharnatia de prendre contact avec M.SERI, tout en lui expliquant ce qui s'est passé avec M.MAZOUNI sans savoir que celui-ci était son ami intime.

 

            Mr SERI avait d’abord essayé de les raisonner et les persuader à garder Mr MAZOUNI qui était plus libre et plus près de sa ville natale, mais sans succès. C’est là qu’il s’est penché vers moi.

 

             Pendant cette période, personnellement j’étais à l’étranger, je ne savais même pas ce qu’il se passer. Dès mon retour j’ai été mis au courant de leurs intentions.  Ils insistaient avec Mr Seri pour le  persuader à faire pression sur moi afin que j’accepte leur demande.

 

            Pour moi, c’était une chose impossible, puisque j’avais un programme très chargé à Alger.

 

·        J’avais d’abord la responsabilité de mon poste à la Banque,

·        j’étais élève à El Mossilia et en même temps professeur de la classe moyenne dans cette même association,         

·        j’étais professeur de musique au CEM de Bouzaréah

·        je formais des élèves au croissant rouge Algérien.

·        Et je devais m’occuper surtout de ma famille.

 

Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour lui répondre par la négative.

 

Cela n’a pas empêchés les membres d’El Gharnatia de revenir à la charge,  insister à maintes reprises pour que j’accepte leur demande, mais en vain.

 

Je revenais d’une mission culturelle de France et d’URSS, je  préparais déjà l’orchestre El Mossilia, que je devais diriger pour participer au Festival Panafricain qui devait se dérouler en Tunisie et au Festival Mondial de la jeunesse qui devait se dérouler à Berlin début 1973. Cette mission m’a été confiée par Monsieur SERI qui était mon professeur et Monsieur Sid Ali BENMERABET Président d’El Mossilia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Donc pour moi  la mission d’aller à Koléa, était irréalisable.

Je peux dire qu’à mon retour de voyage, j’étais vraiment harcelé partout où j’étais, même au sein du service où je travaillais, ils venaient me voir au milieu de mes collègues de travail, afin qu’ils puissent me convaincre, même si pour moi c’était très ennuyeux, surtout, vis-à-vis de mes responsables.

 

              Finalement, un jour, nous étions dans une fête à Bab El Oued chez un ami. Toujours ces mêmes membres qui étaient invités en même temps à cette fête, parmi eux se trouvait Monsieur Mahiedine BELLOUTI (Président de l’association). Ils m’ont encore encerclé au milieu de tous ces gens qui assistaient à cette fête. J’étais vraiment embarrassé. Je ne savais plus quoi faire, si je devais prêter oreille au chanteur qui animait la fête, ou bien à eux.

 

              Devant l'obstination de ces membres, je n’ai pu résister, et finalement j'ai cédé; je leur ai promis de faire tout mon possible pour les aider en prenant en charge les cours en attendant de trouver un autre professeur.

 

                                  « Pour eux,  leur mission a réussi. »

 

               Mon premier cours à Koléa a eu lieu à la fin du mois de juillet 1973, quant j’ai franchis la porte de la classe, tout le monde s'est mis debout. A ce moment là, Monsieur DZIRI était en plein cours, il leur apprenait un m’cader Hsine « raqib bouka el mouzni ».

               J’ai encore le souvenir très vif, Monsieur BELLOUTI Mahiedine qui était Président d’El Gharnatia, tout heureux, a pris la parole pour me souhaiter la bienvenue,  m’a présenté les élèves que je devais prendre en charge et m’a tout de suite annoncé que la veille, il avait eu une nouvelle naissance d’un garçon et qu’il l’a nommé BRAHIM comme moi, en signe de reconnaissance d’avoir répondu favorablement  et d’avoir accepté de prendre en charge les élèves de cette Association.

 

Ce geste m’a vraiment marqué au point où j’étais emmailloté par une émotion profonde.

 

               Monsieur DZIRI, à son tour,  me regardait d’un air voulant dire qu’il était soulagé, et s’est tout de suite débarrassé de sa baguette, pour que je prenne le relais immédiatement, tout en me remercient.

 

                C’est là que commence véritablement mon parcours du combattant de la musique andalouse à Koléa, c'était un 24 juillet 1973.

 

                 J’ai tout de suite pris le relais pour finaliser d’abord le morceau déjà entamé par mon prédécesseur…., Le premier cours est terminé.

 

                 Durant des mois, je faisais la navette entre Alger et Koléa; c’était vraiment fatiguant.

 

                 Après quelques mois, ils avaient mis  un chauffeur a ma disposition pour m’accompagner, afin d’assurer mes cours à Koléa.

 

                 Il venait m’attendre à chaque fois que je terminais mes cours de musique que je dispensais au CEM de Bouzaréah pour aller à KOLEA et me ramenait chez moi à Bab El Oued après mon cours. C’était là son rôle.

                  Avec tous les risques qu’il y avait, cela n’a pas été très facile pour moi, surtout en Hiver.

 

                   J’avais commencé  à me délivrer d’abord des cours que je dispensais au croissant rouge algérien, ensuite vient le tour du CEM de Bouzaréah et enfin c'est avec peine, que j’ai abandonné mes élèves d’El Mossilia, c’était en 1974.

 

                 Je ne manque pas de rappeler qu’à la fin de l’année 1973, un logement de l’APC m’a été attribué; cet appartement était mitoyen de l’association, et qui venait d'être   libéré par un Palestinien qui était enseignant d’arabe.

 

               Toute une cérémonie a été organisée en mon honneur. Une de mes élèves a été désignée pour me remettre la clé de l’appartement, du style d’un Président de la République qui est en visite officielle d’une ville et les autorités l’attendent à l’entrée de la ville avec la zorna et le baroud pour lui remettre symboliquement la clé de la ville.

 

               Personnellement, je n’avais nullement l’intention d’habiter ce logement, ce n’était pas aussi simple pour déplacer toute ma famille et la convaincre pour quitter Alger. Mais pour El Gharnatia c’était une lourde tache pour m’accompagner à chaque fois.

 

                Néanmoins, je me suis senti plus libre et plus disponible, pour me sacrifier uniquement et davantage à l’Association EL GHARNATIA. Au point où j’ai même commencé à délaisser mon devoir de chef de famille, puisque j’étais tout le temps à Koléa.

 

                 Devant l’afflux des nouveaux inscrits, et devant le nombre d’élèves qui ne cessent d’augmenter de plus en plus, Plein de confiance, et que nulle parole ne pourrait exprimer l’amour que j’éprouvais pour cette école, nous avons commencé à réorganiser la procédure d’enseignement en fonction de l’effectif des élèves, et en tenant compte des encadreurs disponibles.

 

                 Nous étions six, Monsieur BOUDENA Mahmoud (Cithariste à la radio et qui habitait à Alger), a pris en charge la classe élémentaire, Monsieur Ahmed TIDJANI (ancien musicien, qui a accompagné divers chanteurs du chaâbi) a pris la classe  d’initiation, Monsieur FARRAH Ahmed avait pris en charge la classe de perfectionnement au Violon,  Monsieur BOUDJEMA Abdelkrim s’occupait de la classe de chorale. Par la suite nous avions scindé la classe d’initiation en deux, l’Initiation « A » était dirigé par Monsieur Mahiedine BELLOUTI . et "B" par TIDJANI.

 

                  Personnellement, j’avais pris deux classes, la classe moyenne et la classe supérieure, à raison de quatre cours par semaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avions formé une équipe très dynamique.

 

Personnellement, j’ai été désigné comme deuxième Vice-Président, et en même temps Directeur Technique. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-  

       Le 12 Juillet 1974, Jour de mon examen du permis de conduire, il m’a fallu attendre que je termine mon examen pour effectuer le déplacement seul avec un ami qui conduisait ma première voiture R10, pour participer au Festival de la Musique Andalouse à TLEMCEN, puisque tout le groupe était déjà  parti par car ce matin là, à quatre heures. 

 

-         Le 9 août 1974, nous avons procédé au premier enregistrement à la Télévision.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-         Durant l’année 1975, J’ai participé avec mes élèves:

 

-          à l’inauguration de la création de l’Association FOUNOUN ZIRIAB avec

comme président Mohamed SELMI, qui était un grand ami et collègue à El Mossilia,

 

-         Organisation d'une soirée à l’hôpital de Koléa au profit des malades.

 

-         Participation à la semaine culturelle de Réghaia.

 

-         Un deuxième enregistrement à la télévision (noubat Mezmoum).

 

Le lundi 08 mars 1976 Inauguration de la semaine culturelle organisée

par l’association. Le même jour une conférence fut donnée

par Monsieur Slimane HANANI.

 

Mercredi 10 mars 1976 soirée musicale avec la participation de  mes élèves

et des ensembles de BLIDA et CHERCHELL.

 


Le vendredi 12 mars 1976 c’était la soirée de clôture de la semaine

culturelle qui s’est déroulée du 8 au 14 mars 1976.

  

            Après la Zorna de Hassen LALAOUI, suivie séparément des trois classes, une conférence sur le mouloud ennabaoui par Monsieur Mahiedine BACHTARZI. Et pour terminer cette soirée, j’ai dirigé l’ensemble des élèves d’El Gharnatia pour chanter pour l’occasion et pour la première fois à Koléa des QASSAID NABAOUYA ( avec 130 élèves sur scène).

 

 

Je profite pour citer un extrait du Rapport Général de cette semaine culturelle signé par Monsieur KHERROUS Boualem qui dit :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-         Le 03 avril 1976, sur invitation de la Direction de la Jeunesse de BLIDA, nous nous sommes produits pour animer une soirée avec d’autres ensembles de la région.

 

-         Le 18 avril 1976, date de mon anniversaire, une soirée fut offerte  aux élèves et aux membres de l’association.

A noter la présence de mes anciens professeurs Hamidou DJAIDIR et Nouredine BOURADA qui ont pu apprécier les morceaux exécutés par mes élèves.

 

Le 24 avril 1976 dans le cadre de la célébration de journée mondiale de la jeunesse, nous nous sommes produits à la salle Harcha; était présent Mr le Ministre de la Jeunesse et des Sports.

 

Le 15 mai 1976, nous nous sommes rendus pour la première fois à BEJAIA.

Je me souviens toujours de cette merveilleuse soirée, malgré le long et fatiguant trajet, les élèves ont fait vibrer la salle avec l’interprétation d’une nouba mezdj, ghrib et zidane. Etaient présents Maître Sadek EL BIDJAOUI et Maître Mohamed BOUALI de Tlemcen, qui ont tenu à me féliciter pour le programme qui a était exécuté avec une dextérité digne de professionnels.

 

Le dimanche 30 mai 1976 l’A.P.C de Blida nous invite à participer à une soirée organisée par la Ville des roses.

Le 16 juin 1976 Une soirée musicale a été donnée à l’occasion de fin d’année à l’Ecole des Cadets de la Révolution de Koléa.

 

Le 18 juin 1976 Invitation à la quinzaine économique et culturelle de TLEMCEN

 

 Du 19 au 22 juin 1976 Notre ensemble s’est produit au Théâtre Romain de TIMGAD

 

Du 1er au 6 Juillet 1976 encore une fois, ont a effectué le déplacement vers TLEMCEN pour participer au Festival de la Musique Andalouse.          

 

             Après un congé bien mérité de 45 jours, le 23 Septembre 1976  nous avons participé dans le cadre des veillées du ramadhan avec une soirée au T.N.A. d’Alger.

 

Le 26 novembre 1976  Après les deux représentations données respectivement par El Gharnatia de Koléa et Gharnata de Tlemcen, vient le tour des deux orchestres réunis pour la circonstance, et qui ont su avec une maestria digne de compliments, accompagner le maître Abdelkrim DALI pour exécuter d’abord un Istikhbar Aârak ensuite un Derdj H’sine « KOULA YOUM BACHAYER » . Jour inoubliable pour moi, cette soirée restera gravée dans la mémoire de tous ceux qui ont eu le privilège d’assister à ce récital donné par le grand chanteur

El Hadj Abdelkrim DALI.  

 

Le 3 mars 1977 des Qassaides nabaouia ont été chantées au siège de l’association. Ce genre de Qassaides et devenu une tradition à Koléa.

 

Le 31 mars 1977 Un concert de musique pour la première fois à la Salle El Mouggar à Alger.

 

Le 13 mai 1977 Participation à une soirée organisée par la Ville de Blida dans le cadre de la Semaine Culturelle, à laquelle ont participé les formations de :

El Djazairia El Mossilia d’Alger, Gharnata de Tlemcen,  El Gharnatia de Koléa.

 

                Pendant cette même année, sans me souvenir des dates exactes, nous avons participé à la semaine culturelle de BEJAIA , TIMGAD, MILIANA, et au Festival de Musique Andalouse de TLEMCEN.

 

Durant l’année 1978, Participation à tous les Festivals de Musique et à toutes les Semaines Culturelles de KOLEA - BLIDA – BEJAIA – REGHAIA – TLEMCEN,

Au Festival des Arts Populaires au T.N.A. à Alger.

Comme chaque année, plusieurs soirées pendant le mois du Ramadhan.

 

En 1979 : Les mêmes participations de l’année précédente, sauf que nous avons enregistré en plus l’invitation de Nassim El Andalouse d’ORAN, une conférence de Monsieur LAURENT Petit Gérard sur la Musique de l’enfant, ainsi qu’une conférence de Monsieur Henri JARRIE, Musicologue,  (tous deux  Invités par l’Institut National de Musique).

Conférence de Mr Ali EZZEROUG sur la vie de Dahmane BENACHOUR.

Participation aux soirées du 1er Novembre

 

EL GHARNATIA est sortie entièrement de l’anonymat,

Par conséquent, ma tache devient beaucoup plus lourde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                    Je tiens à préciser ici, qu’en ce qui me concerne, je n’avais nullement la prétention de mener une campagne pour me porter candidat aux élections.


                Mon seul but était, que El Gharnatia à laquelle je me suis engagé moralement, réussisse, et sorte de l’anonymat. Et je pense bien que j’ai réussi à le faire et sans regret. Je n’ai point fait les évènements, mais, ce sont eux qui m’ont fait.

 

Et l’histoire révèlera.

 

 

Durant l’année 1980 : Nous avons reçu pour la première fois le Chanteur GHAFOUR de Nedroma.

 

               Puisque c’est devenu une tradition, nous avons participé à toutes les manifestations organisées sur le territoire National, exception faite de la fête des cerises de Miliana où nous nous sommes produit pour la première fois.

 

                Aussi, nous avons eu l’honneur de recevoir Monsieur Habib TOUMA Musicologue Palestinien, accompagné de messieurs EL BOUDALI safir et EL HAFNAOUI Amokrane de l’Institut National de Musique.

 

                Un Concert donné au village Halloula Sahilia à ATTATBA en l’honneur de la Reine Elisabeth d’Angleterre.

 

En 1981 : - Une soirée donnée à l’Institut Supérieur Maritime de Bou Ismail.

               - Participation à la semaine culturelle de CHERCHELL.

               - Une merveilleuse Soirée au TNA d’Alger devant les congressistes de l’Académie Arabe de Musique. Là,  je ne manque pas d'avouer que, pour la première fois, j’ai eu le trac. Me trouvant sur scène en face de spécialistes de la musique, ce n’était pas facile pour moi.

 

                 Heureusement, qu’à la fin du spectacle, après une Nouba Raml majestueusement interprétée par notre formation, et après les applaudissements, j’ai repris mon souffle.

 

                     En récompense, Du 20 au 28 juin 1981,

Notre première sortie en dehors du Territoire National,

avec notre participation au Festival International

de TESTOUR en Tunisie.

 

          Nous l’avions bien mérité.

 

 

 

 

 

 

 

Voir Extrait du journal « la presse » de Tunisie du vendredi 26 Juin 1981 où il est dis :

«  Deux personnages parmi les invités étrangers du Festival attirent véritablement      »

« l’attention de tous. Sans exception aucune. Une jeune soliste chanteuse Algerienne    »                  

« et un éminent musicologue vietnamien que les habitués connaissent déjà,           »

« le Professeur TRAN VAN KHE.                                                                     

 

Le 27, 28 et 29 janvier 1982, j’ai participé à la rencontre  nationale sur le Medh qui s’est déroulé à Tlemcen, où d’éminents spécialistes en la matière étaient présents.

Là aussi, j’ai pu démontrer à tous les présents que nous possédons un riche patrimoine sur les noubates et neklabet (Djed, mystiques) que la plus part des présents ignoraient.

 

              Monsieur Belkacem BELARBIA natif de Mostaganem, chercheur en la matière et participant à cette rencontre a, tout de suite fait ma connaissance, et depuis ce jour, nous sommes restés en étroite collaboration. Après avoir compris mon but, cet homme très généreux, venait souvent chez moi quand il est de passage à Alger. Un jour sans aucune hésitation, il m’a légué tout ce qu’il possédait comme textes sur le medh. Je n’oublierais jamais ce Monsieur (que Dieu lui accorde sa miséricorde et lui ouvre les portes de son paradis).

 

 


              En Mars 1982,

 La célébration du 10e Anniversaire d’El Gharnatia,

Parmi les Grandes formations invitées pour la circonstance telles El Widadia

de Blida, l’Association de Bédjaia, l’Association Rumel de Constantine,

figurait la Grande école El Mossilia d’Alger, dirigée par mon

maître Sid ahmed SERI. Après un long mutisme, voilà que cette association

très puissante refait son apparition chez nous à Koléa.  Pour moi, j’avais

le pressentiment de recevoir ma famille, étant ancien élève de cette école.

 

 

Du 13 au 28 juin 1982, dans le cadre des échanges culturels entre l

Algérie et l’URSS, nous avons été désignés pour représenter notre Pays.

 

               A notre arrivé à l’aéroport de Moscou, au moment des

formalités de douane, les russes étaient très heureux de nous accueillir,

puisque la veille l’Algérie avait battu l’Allemagne par deux buts à zéro.

 

                Nous avons été installés dans le meilleur hôtel de Moscou

« Hôtel MOSCOWA », en face de la place rouge. On s’est tout de suite

rendu compte que les Artistes avaient une place très distinguée chez eux.

 

                Nous avons animé quatre représentations dans différentes

villes. Là où on a été comblé, c’est lorsque nous avons pris le train

pour Leningrad. Malgré la fatigue, puisque nous étions en plein mois du

ramadhan, c’était quand même un voyage inoubliable et agréable.

 

               Arrivé à Leningrad, nous avons découvert que toute cette ville

était un musée à ciel ouvert. Aussi, nous avons eu la chance de visiter

le musée de l’hermitage qui et connu mondialement.

 

                Ce qui nous a vraiment surpris encore, c’était les nuits blanches

de Leningrad, la nuit ne tombait pas. Même si le ftour  était à vingt trois

heures et El Imsaq à deux heures du matin, c’était quand même des jours

formidables et inoubliables.

 

                 Le Lundi 17 Janvier 1983 à l’hôtel AURASSI, lors d’une visite officielle de Monsieur Jack LANG Ministre de la Culture, et la Délégation qui l’accompagnait,

nous avons été désignés par notre Ministère pour représenter notre pays par un Concert de Musique Andalouse en son honneur.

 

                  Là, je ne m’empêche pas de signaler que parmi la délégation, se trouvait Monsieur Jacques BERQUE l’éminent Orientaliste qui, avec une attention très particulière, traduisait au Ministre mot à mot les paroles des chansons que nous exécutions, puisque les textes du programme du concert leur a été distribué en langue nationale.

 

 Cela n’a pas empêché Monsieur BERQUE et Monsieur le Ministre de se lever pour nous applaudir en plein concert, et sont même montés sur scène pour féliciter chacun des éléments de l'orchestre.

 

Du 05 au 12 avril 1984, c’était à MALTE, au  Festival de Musique, appelé « MUZIKAFEST ». Là c’était pour nous plutôt une excursion et non une mission, puisque durant tout notre séjour on a fait que se promener, sauf durant la journée du 10 avril, où nous avons été programmés pour une représentation.

A la même soirée, il y avait nos amis Tunisiens.   

 

Du 02 au 09 août 1984, Dans le cadre des échanges culturels entre l’Algérie et la Bulgarie, notre association a été désignée pour se produire dans trois villes  de ce pays. Le séjour était agréable.

 

En novembre 1984, à l’occasion du 30e anniversaire de la révolution Algérienne, à l’invitation de l’Amicale des Algériens en Europe, El Gharnatia toujours sous ma diréction, a été invitée pour une tournée à travers presque toute la France.

 

 

            Nous devions nous produire dans plusieurs Villes.

Nous avions d’abord parcouru le sud de la France, pour

nous retrouver au nord à Strasbourg et enfin à Lille

Boulevard Vauban. Dans une grande salle décorée du

drapeau national frappé du croissant et de l’étoile rouges

sur fond vert et blanc, là nous nous sommes rencontrés

pour célébrer ensemble notre fête nationale. Nous étions

environ deux milles Algériens. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En juillet 1985, ma mère et moi, avions accompli notre devoir

de pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. A mon retour, j’étais

vraiment malade, j’ai du me reposer quelques temps avant de

reprendre mes cours. Heureusement que c’était la période des

vacances.

 

Après ce repos bien mérité, la reprise n’était pas facile.

Néanmoins, nous avions entamé la nouvelle année,

le programme était vraiment chargé comme chaque

année, si ce n’est plus.

 

Participation à tous les festivals et à toutes les activités nationales, comme chaque année.

 

 

 

En 1986   nouvelle tournure, les masques commencent à tomber.

La cause est due à l’apparition de la loi relative aux cessions des biens de l’Etat.

Lorsqu’un jour, le Responsable des services de l’APC qui s’occupait des biens immobiliers de la commune, me convoque pour me demander de lui fournir un dossier  pour l'acquisition du logement que j'occupais, conformément à cette loi, au même titre que tous les Algériens.

 

 

 

 

                                                  A CAUSE DE CERTAINS QUI SONT DÉCÉDÉS, IL M'EST TRÈS DIFFICILE DE

                                                               M'EXPRIMER CORRECTEMENT SANS CITER LEURS NOMS   

 

 

 

 

                                                       LA SUITE SERA DIFFUSÉE ULTÉRIEUREMENT

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Ces quatre photos montrent l’Orchestre EL MOSSILIA à BERLIN et en TUNISIE dirigé par Brahim BENLADJREB

TEMOIGNAGES de Monsieur Slimane HANANI

 

L'un des membres fondateur de l'Association

EL GHARNATIA. Lui, qui avait nommé cette association en lui donnant son nom

et qui demeure jusqu'à présent.

Reconnaissances et témoignages

de Monsieur KHERROUS Boualem,

Responsable de l’Association EL GHARNATIA

lors d’une émission télévisée à l'occasion de la Biénnal de Tipaza qui s’est déroulée du 29 mars au 02 avril 1979 et retransmis sur la chaine de Télévision Algérienne:

P E N S E E

          Aujourd’hui, permettez moi de rendre un vibrant hommage à tous ces professeurs qui se sont sacrifiés pour cette cause, qui est l’amour de l’art et qui nous ont quittés à jamais, (que Dieu leur accorde sa miséricorde) je citerais :

                     Messieurs: Mohamed MAZOUNI                          

                                       Mahmoud BOUDENA

                                       Ahmed FERRAH

                                       Ahmed TIDJANI

                                       Abdelkrim BOUDJEMA

                                       Mahiedine BELLOUTI

 

sans oublier mes autres amis tels que Abderezzak ADEM, Mahmoud ADEM, GHERROUS Abdelkader, Mahiedine FAHSSI  et la liste est longue.

 

             Maintenant, je me donne la peine de retracer brièvement l’historique de mon parcours à El Gharnatia de koléa, là où j’ai passé plus de la moitié de mon age, c'est-à-dire presque un quart de siècle, là où j’ai trouvé des amis, là où j’ai trouvé ma grande famille.

Voir ci après lettre du

Maître Abdelkrim RAIS

après son passage en Algérie :