MEMOIRES DE MON PARCOURT A KOLEA DEPUIS LE 24 JUILLET1973

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                          C’était Ă  la fin de l’annĂ©e 1972, j’étais alors Ă©lĂšve au sein de l’association El Djazairia

                                                                                          El Mossilia d’Alger et professeur de la classe moyenne, en mĂȘme temps qu'employĂ© Ă 

                                                                                          la Banque Centrale d’AlgĂ©rie.

 

                                                                                          Parmi mes collĂšgues, DZIRI Loth, qui Ă©tait MĂ©decin Ă  l’hopital de KolĂ©a et en mĂȘme

                                                                                          temps mĂ©decin de l’équipe de foot de l’ESM-KolĂ©a, je l'avais connu Ă  El Mossilia.

 

                                                                                          A KolĂ©a, Monsieur DZIRI Ă©tait trĂšs respectĂ© par la population de cette ville. De temps

                                                                                          en temps il m’invitait Ă  passer le week-end chez lui oĂč il rĂ©sidait Ă  l’intĂ©rieur de

                                                                                          l’hopital de KolĂ©a, et ce dans le but d'amĂ©liorer nos connaissances en matiĂšre de

                                                                                          musique.

 

                                                                                          Je ne connaissais pas encore la ville de KolĂ©a. Mon premier contacte avec cette ville,

                                                                                          c’était pour assister Ă  un enterrement, il s'agissait des cinq agents de la protection

                                                                                          civile, dĂ©cĂ©dĂ©s en service de leur fonction, suite Ă  un accident de la circulation Ă  Bou

                                                                                          Ismail, (que Dieu leur accorde sa misĂ©ricorde). Je ne me souviens pas de la date

                                                                                          exacte, mais c'est restĂ© gravĂ© dans ma mĂ©moire.  

 

                                                                                          Monsieur DZIRI nous organisait des soirĂ©es intimes chez lui; on passait toute la nuit Ă 

                                                                                          jouer de la musique.  C’était lĂ  que j’ai fais la connaissance de  certains invitĂ©s

                                                                                          KolĂ©aciens mĂ©lomanes de la musique surtout du chaĂąbi, tel que Abdelwahab LOUDA

                                                                                          
, nous faisions des Ă©changes de morceaux entre le chaĂąbi et la nouba classique.  

 

           Au fur et Ă  mesure de la multiplication  de ces soirĂ©es,   le groupe commence Ă  s’élargir de plus en plus. A chaque fois qu’on se rencontrait, je m’aperçois de la prĂ©sence de nouvelles tĂȘtes, entre autre,  certains membres de l’association EL GHARNATIA, que je ne connaissais pas.

 

           Ils venaient pour un but bien prĂ©cis, ils n’ont pas perdu de temps pour solliciter Docteur Dziri, en lui annoncent qu’une Association dĂ©nommĂ©e EL GHARNATIA existait Ă  KolĂ©a, crĂ©Ă©e en 1972, mais qu'elle rencontrait dĂ©jĂ  certaines difficultĂ©s dans le domaine de l'encadrement, et que s’ils ne trouveraient pas un encadreur pour prendre en charge les Ă©lĂšves qui Ă©taient sans professeur pour leurs enseigner la musique andalouse, ils seraient dans l’obligation de fermer les portes de cette Association.

 

           Pour des raisons Ă©tranges, Monsieur MAZOUNI Mohamed natif de la ville de Sidi Ali MĂ©barek qui Ă©tait parmi les rares, si ce n'est l'unique Ă  KolĂ©a, Ă  possĂ©der des connaissances en musique andalouse, mais qui a du abandonner dĂ©but 1973. Il Ă©tait Professeur et membre fondateur de cette association qui a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1969 par des mĂ©lomanes, tel que Ahmed FAHSSI qui Ă©tait maire de la ville, Slimane HANANI et tant d'autres,(d'aprĂšs les informations fournies par Mr Ahmed FAHSSI en date du 
 enregistrĂ©es en audio visuel, voir cassette) et confirmĂ© par beaucoup d'anciens KolĂ©aciens. Tandis qu'en 1972, l'Association El Gharnatia avait obtenu le local de l'ancienne Ă©cole Jeanne d'Arc grĂące Ă  l'intervention  de Monsieur Slimane HANANI auprĂšs  des services du MinistĂšre de l'Education Nationale, alors qu'il Ă©tait inspecteur de l'enseignement primaire pour la circonscription de KolĂ©a.

 

            Monsieur DZIRI trĂšs sensible, a rĂ©pondu favorablement Ă  la demande dans le souci d’éviter que cette association ne ferme ses portes, a fini par accepter de prendre en charge les Ă©lĂšves en attendant de trouver  un autre remplaçant dans les meilleurs dĂ©lais.

 

           Ils n’ont pas manquĂ© encore une fois de lui confier la mission pour leur trouver cet autre formateur pour le remplacer.

 

           C’était lĂ , que Loth est venu me voir pour me faire la proposition. Cela n’a pas empĂȘcher les membres d’El Gharnatia de prendre contact avec M.SERI, tout en lui expliquant ce qui s'est passĂ© avec M.MAZOUNI sans savoir que celui-ci Ă©tait son ami intime.

 

            Mr SERI avait d’abord essayĂ© de les raisonner et les persuader Ă  garder Mr MAZOUNI qui Ă©tait plus libre et plus prĂšs de sa ville natale, mais sans succĂšs. C’est lĂ  qu’il s’est penchĂ© vers moi.

 

             Pendant cette pĂ©riode, personnellement j’étais Ă  l’étranger, je ne savais mĂȘme pas ce qu’il se passer. DĂšs mon retour j’ai Ă©tĂ© mis au courant de leurs intentions.  Ils insistaient avec Mr Seri pour le  persuader Ă  faire pression sur moi afin que j’accepte leur demande.

 

            Pour moi, c’était une chose impossible, puisque j’avais un programme trĂšs chargĂ© Ă  Alger.

 

·        J’avais d’abord la responsabilitĂ© de mon poste Ă  la Banque,

·        j’étais Ă©lĂšve Ă  El Mossilia et en mĂȘme temps professeur de la classe moyenne dans cette mĂȘme association,         

·        j’étais professeur de musique au CEM de BouzarĂ©ah

·        je formais des Ă©lĂšves au croissant rouge AlgĂ©rien.

·        Et je devais m’occuper surtout de ma famille.

 

Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour lui rĂ©pondre par la nĂ©gative.

 

Cela n’a pas empĂȘchĂ©s les membres d’El Gharnatia de revenir Ă  la charge,  insister Ă  maintes reprises pour que j’accepte leur demande, mais en vain.

 

Je revenais d’une mission culturelle de France et d’URSS, je  prĂ©parais dĂ©jĂ  l’orchestre El Mossilia, que je devais diriger pour participer au Festival Panafricain qui devait se dĂ©rouler en Tunisie et au Festival Mondial de la jeunesse qui devait se dĂ©rouler Ă  Berlin dĂ©but 1973. Cette mission m’a Ă©tĂ© confiĂ©e par Monsieur SERI qui Ă©tait mon professeur et Monsieur Sid Ali BENMERABET PrĂ©sident d’El Mossilia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Donc pour moi  la mission d’aller Ă  KolĂ©a, Ă©tait irrĂ©alisable.

Je peux dire qu’à mon retour de voyage, j’étais vraiment harcelĂ© partout oĂč j’étais, mĂȘme au sein du service oĂč je travaillais, ils venaient me voir au milieu de mes collĂšgues de travail, afin qu’ils puissent me convaincre, mĂȘme si pour moi c’était trĂšs ennuyeux, surtout, vis-Ă -vis de mes responsables.

 

              Finalement, un jour, nous Ă©tions dans une fĂȘte Ă  Bab El Oued chez un ami. Toujours ces mĂȘmes membres qui Ă©taient invitĂ©s en mĂȘme temps Ă  cette fĂȘte, parmi eux se trouvait Monsieur Mahiedine BELLOUTI (PrĂ©sident de l’association). Ils m’ont encore encerclĂ© au milieu de tous ces gens qui assistaient Ă  cette fĂȘte. J’étais vraiment embarrassĂ©. Je ne savais plus quoi faire, si je devais prĂȘter oreille au chanteur qui animait la fĂȘte, ou bien Ă  eux.

 

              Devant l'obstination de ces membres, je n’ai pu rĂ©sister, et finalement j'ai cĂ©dĂ©; je leur ai promis de faire tout mon possible pour les aider en prenant en charge les cours en attendant de trouver un autre professeur.

 

                                  Â« Pour eux,  leur mission a rĂ©ussi. Â»

 

               Mon premier cours Ă  KolĂ©a a eu lieu Ă  la fin du mois de juillet 1973, quant j’ai franchis la porte de la classe, tout le monde s'est mis debout. A ce moment lĂ , Monsieur DZIRI Ă©tait en plein cours, il leur apprenait un m’cader Hsine « raqib bouka el mouzni Â».

               J’ai encore le souvenir trĂšs vif, Monsieur BELLOUTI Mahiedine qui Ă©tait PrĂ©sident d’El Gharnatia, tout heureux, a pris la parole pour me souhaiter la bienvenue,  m’a prĂ©sentĂ© les Ă©lĂšves que je devais prendre en charge et m’a tout de suite annoncĂ© que la veille, il avait eu une nouvelle naissance d’un garçon et qu’il l’a nommĂ© BRAHIM comme moi, en signe de reconnaissance d’avoir rĂ©pondu favorablement  et d’avoir acceptĂ© de prendre en charge les Ă©lĂšves de cette Association.

 

Ce geste m’a vraiment marquĂ© au point oĂč j’étais emmaillotĂ© par une Ă©motion profonde.

 

               Monsieur DZIRI, Ă  son tour,  me regardait d’un air voulant dire qu’il Ă©tait soulagĂ©, et s’est tout de suite dĂ©barrassĂ© de sa baguette, pour que je prenne le relais immĂ©diatement, tout en me remercient.

 

                C’est lĂ  que commence vĂ©ritablement mon parcours du combattant de la musique andalouse Ă  KolĂ©a, c'Ă©tait un 24 juillet 1973.

 

                 J’ai tout de suite pris le relais pour finaliser d’abord le morceau dĂ©jĂ  entamĂ© par mon prĂ©dĂ©cesseur
., Le premier cours est terminĂ©.

 

                 Durant des mois, je faisais la navette entre Alger et KolĂ©a; c’était vraiment fatiguant.

 

                 AprĂšs quelques mois, ils avaient mis  un chauffeur a ma disposition pour m’accompagner, afin d’assurer mes cours Ă  KolĂ©a.

 

                 Il venait m’attendre Ă  chaque fois que je terminais mes cours de musique que je dispensais au CEM de BouzarĂ©ah pour aller Ă  KOLEA et me ramenait chez moi Ă  Bab El Oued aprĂšs mon cours. C’était lĂ  son rĂŽle.

                  Avec tous les risques qu’il y avait, cela n’a pas Ă©tĂ© trĂšs facile pour moi, surtout en Hiver.

 

                   J’avais commencĂ©  Ă  me dĂ©livrer d’abord des cours que je dispensais au croissant rouge algĂ©rien, ensuite vient le tour du CEM de BouzarĂ©ah et enfin c'est avec peine, que j’ai abandonnĂ© mes Ă©lĂšves d’El Mossilia, c’était en 1974.

 

                 Je ne manque pas de rappeler qu’à la fin de l’annĂ©e 1973, un logement de l’APC m’a Ă©tĂ© attribuĂ©; cet appartement Ă©tait mitoyen de l’association, et qui venait d'ĂȘtre   libĂ©rĂ© par un Palestinien qui Ă©tait enseignant d’arabe.

 

               Toute une cĂ©rĂ©monie a Ă©tĂ© organisĂ©e en mon honneur. Une de mes Ă©lĂšves a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e pour me remettre la clĂ© de l’appartement, du style d’un PrĂ©sident de la RĂ©publique qui est en visite officielle d’une ville et les autoritĂ©s l’attendent Ă  l’entrĂ©e de la ville avec la zorna et le baroud pour lui remettre symboliquement la clĂ© de la ville.

 

               Personnellement, je n’avais nullement l’intention d’habiter ce logement, ce n’était pas aussi simple pour dĂ©placer toute ma famille et la convaincre pour quitter Alger. Mais pour El Gharnatia c’était une lourde tache pour m’accompagner Ă  chaque fois.

 

                NĂ©anmoins, je me suis senti plus libre et plus disponible, pour me sacrifier uniquement et davantage Ă  l’Association EL GHARNATIA. Au point oĂč j’ai mĂȘme commencĂ© Ă  dĂ©laisser mon devoir de chef de famille, puisque j’étais tout le temps Ă  KolĂ©a.

 

                 Devant l’afflux des nouveaux inscrits, et devant le nombre d’élĂšves qui ne cessent d’augmenter de plus en plus, Plein de confiance, et que nulle parole ne pourrait exprimer l’amour que j’éprouvais pour cette Ă©cole, nous avons commencĂ© Ă  rĂ©organiser la procĂ©dure d’enseignement en fonction de l’effectif des Ă©lĂšves, et en tenant compte des encadreurs disponibles.

 

                 Nous Ă©tions six, Monsieur BOUDENA Mahmoud (Cithariste Ă  la radio et qui habitait Ă  Alger), a pris en charge la classe Ă©lĂ©mentaire, Monsieur Ahmed TIDJANI (ancien musicien, qui a accompagnĂ© divers chanteurs du chaĂąbi) a pris la classe  d’initiation, Monsieur FARRAH Ahmed avait pris en charge la classe de perfectionnement au Violon,  Monsieur BOUDJEMA Abdelkrim s’occupait de la classe de chorale. Par la suite nous avions scindĂ© la classe d’initiation en deux, l’Initiation « A Â» Ă©tait dirigĂ© par Monsieur Mahiedine BELLOUTI . et "B" par TIDJANI.

 

                  Personnellement, j’avais pris deux classes, la classe moyenne et la classe supĂ©rieure, Ă  raison de quatre cours par semaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avions formé une équipe trÚs dynamique.

 

Personnellement, j’ai Ă©tĂ© dĂ©signĂ© comme deuxiĂšme Vice-PrĂ©sident, et en mĂȘme temps Directeur Technique. Â»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-  

       Le 12 Juillet 1974, Jour de mon examen du permis de conduire, il m’a fallu attendre que je termine mon examen pour effectuer le dĂ©placement seul avec un ami qui conduisait ma premiĂšre voiture R10, pour participer au Festival de la Musique Andalouse Ă  TLEMCEN, puisque tout le groupe Ă©tait dĂ©jĂ   parti par car ce matin lĂ , Ă  quatre heures. 

 

-         Le 9 aoĂ»t 1974, nous avons procĂ©dĂ© au premier enregistrement Ă  la TĂ©lĂ©vision.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-         Durant l’annĂ©e 1975, J’ai participĂ© avec mes Ă©lĂšves:

 

-          Ă  l’inauguration de la crĂ©ation de l’Association FOUNOUN ZIRIAB avec

comme président Mohamed SELMI, qui était un grand ami et collÚgue à El Mossilia,

 

-         Organisation d'une soirĂ©e Ă  l’hĂŽpital de KolĂ©a au profit des malades.

 

-         Participation Ă  la semaine culturelle de RĂ©ghaia.

 

-         Un deuxiĂšme enregistrement Ă  la tĂ©lĂ©vision (noubat Mezmoum).

 

Le lundi 08 mars 1976 Inauguration de la semaine culturelle organisée

par l’association. Le mĂȘme jour une confĂ©rence fut donnĂ©e

par Monsieur Slimane HANANI.

 

Mercredi 10 mars 1976 soirĂ©e musicale avec la participation de  mes Ă©lĂšves

et des ensembles de BLIDA et CHERCHELL.

 


Le vendredi 12 mars 1976 c’était la soirĂ©e de clĂŽture de la semaine

culturelle qui s’est dĂ©roulĂ©e du 8 au 14 mars 1976.

  

            AprĂšs la Zorna de Hassen LALAOUI, suivie sĂ©parĂ©ment des trois classes, une confĂ©rence sur le mouloud ennabaoui par Monsieur Mahiedine BACHTARZI. Et pour terminer cette soirĂ©e, j’ai dirigĂ© l’ensemble des Ă©lĂšves d’El Gharnatia pour chanter pour l’occasion et pour la premiĂšre fois Ă  KolĂ©a des QASSAID NABAOUYA ( avec 130 Ă©lĂšves sur scĂšne).

 

 

Je profite pour citer un extrait du Rapport GĂ©nĂ©ral de cette semaine culturelle signĂ© par Monsieur KHERROUS Boualem qui dit :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-         Le 03 avril 1976, sur invitation de la Direction de la Jeunesse de BLIDA, nous nous sommes produits pour animer une soirĂ©e avec d’autres ensembles de la rĂ©gion.

 

-         Le 18 avril 1976, date de mon anniversaire, une soirĂ©e fut offerte  aux Ă©lĂšves et aux membres de l’association.

A noter la présence de mes anciens professeurs Hamidou DJAIDIR et Nouredine BOURADA qui ont pu apprécier les morceaux exécutés par mes élÚves.

 

Le 24 avril 1976 dans le cadre de la célébration de journée mondiale de la jeunesse, nous nous sommes produits à la salle Harcha; était présent Mr le Ministre de la Jeunesse et des Sports.

 

Le 15 mai 1976, nous nous sommes rendus pour la premiĂšre fois Ă  BEJAIA.

Je me souviens toujours de cette merveilleuse soirĂ©e, malgrĂ© le long et fatiguant trajet, les Ă©lĂšves ont fait vibrer la salle avec l’interprĂ©tation d’une nouba mezdj, ghrib et zidane. Etaient prĂ©sents MaĂźtre Sadek EL BIDJAOUI et MaĂźtre Mohamed BOUALI de Tlemcen, qui ont tenu Ă  me fĂ©liciter pour le programme qui a Ă©tait exĂ©cutĂ© avec une dextĂ©ritĂ© digne de professionnels.

 

Le dimanche 30 mai 1976 l’A.P.C de Blida nous invite Ă  participer Ă  une soirĂ©e organisĂ©e par la Ville des roses.

Le 16 juin 1976 Une soirĂ©e musicale a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  l’occasion de fin d’annĂ©e Ă  l’Ecole des Cadets de la RĂ©volution de KolĂ©a.

 

Le 18 juin 1976 Invitation Ă  la quinzaine Ă©conomique et culturelle de TLEMCEN

 

 Du 19 au 22 juin 1976 Notre ensemble s’est produit au ThĂ©Ăątre Romain de TIMGAD

 

Du 1er au 6 Juillet 1976 encore une fois, ont a effectuĂ© le dĂ©placement vers TLEMCEN pour participer au Festival de la Musique Andalouse.          

 

             AprĂšs un congĂ© bien mĂ©ritĂ© de 45 jours, le 23 Septembre 1976  nous avons participĂ© dans le cadre des veillĂ©es du ramadhan avec une soirĂ©e au T.N.A. d’Alger.

 

Le 26 novembre 1976  AprĂšs les deux reprĂ©sentations donnĂ©es respectivement par El Gharnatia de KolĂ©a et Gharnata de Tlemcen, vient le tour des deux orchestres rĂ©unis pour la circonstance, et qui ont su avec une maestria digne de compliments, accompagner le maĂźtre Abdelkrim DALI pour exĂ©cuter d’abord un Istikhbar AĂąrak ensuite un Derdj H’sine « KOULA YOUM BACHAYER Â» . Jour inoubliable pour moi, cette soirĂ©e restera gravĂ©e dans la mĂ©moire de tous ceux qui ont eu le privilĂšge d’assister Ă  ce rĂ©cital donnĂ© par le grand chanteur

El Hadj Abdelkrim DALI.  

 

Le 3 mars 1977 des Qassaides nabaouia ont Ă©tĂ© chantĂ©es au siĂšge de l’association. Ce genre de Qassaides et devenu une tradition Ă  KolĂ©a.

 

Le 31 mars 1977 Un concert de musique pour la premiĂšre fois Ă  la Salle El Mouggar Ă  Alger.

 

Le 13 mai 1977 Participation Ă  une soirĂ©e organisĂ©e par la Ville de Blida dans le cadre de la Semaine Culturelle, Ă  laquelle ont participĂ© les formations de :

El Djazairia El Mossilia d’Alger, Gharnata de Tlemcen,  El Gharnatia de KolĂ©a.

 

                Pendant cette mĂȘme annĂ©e, sans me souvenir des dates exactes, nous avons participĂ© Ă  la semaine culturelle de BEJAIA , TIMGAD, MILIANA, et au Festival de Musique Andalouse de TLEMCEN.

 

Durant l’annĂ©e 1978, Participation Ă  tous les Festivals de Musique et Ă  toutes les Semaines Culturelles de KOLEA - BLIDA – BEJAIA – REGHAIA – TLEMCEN,

Au Festival des Arts Populaires au T.N.A. Ă  Alger.

Comme chaque année, plusieurs soirées pendant le mois du Ramadhan.

 

En 1979 : Les mĂȘmes participations de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, sauf que nous avons enregistrĂ© en plus l’invitation de Nassim El Andalouse d’ORAN, une confĂ©rence de Monsieur LAURENT Petit GĂ©rard sur la Musique de l’enfant, ainsi qu’une confĂ©rence de Monsieur Henri JARRIE, Musicologue,  (tous deux  InvitĂ©s par l’Institut National de Musique).

Conférence de Mr Ali EZZEROUG sur la vie de Dahmane BENACHOUR.

Participation aux soirées du 1er Novembre

 

EL GHARNATIA est sortie entiùrement de l’anonymat,

Par conséquent, ma tache devient beaucoup plus lourde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                    Je tiens Ă  prĂ©ciser ici, qu’en ce qui me concerne, je n’avais nullement la prĂ©tention de mener une campagne pour me porter candidat aux Ă©lections.


                Mon seul but Ă©tait, que El Gharnatia Ă  laquelle je me suis engagĂ© moralement, rĂ©ussisse, et sorte de l’anonymat. Et je pense bien que j’ai rĂ©ussi Ă  le faire et sans regret. Je n’ai point fait les Ă©vĂšnements, mais, ce sont eux qui m’ont fait.

 

Et l’histoire rĂ©vĂšlera.

 

 

Durant l’annĂ©e 1980 : Nous avons reçu pour la premiĂšre fois le Chanteur GHAFOUR de Nedroma.

 

               Puisque c’est devenu une tradition, nous avons participĂ© Ă  toutes les manifestations organisĂ©es sur le territoire National, exception faite de la fĂȘte des cerises de Miliana oĂč nous nous sommes produit pour la premiĂšre fois.

 

                Aussi, nous avons eu l’honneur de recevoir Monsieur Habib TOUMA Musicologue Palestinien, accompagnĂ© de messieurs EL BOUDALI safir et EL HAFNAOUI Amokrane de l’Institut National de Musique.

 

                Un Concert donnĂ© au village Halloula Sahilia Ă  ATTATBA en l’honneur de la Reine Elisabeth d’Angleterre.

 

En 1981 : - Une soirĂ©e donnĂ©e Ă  l’Institut SupĂ©rieur Maritime de Bou Ismail.

               - Participation Ă  la semaine culturelle de CHERCHELL.

               - Une merveilleuse SoirĂ©e au TNA d’Alger devant les congressistes de l’AcadĂ©mie Arabe de Musique. LĂ ,  je ne manque pas d'avouer que, pour la premiĂšre fois, j’ai eu le trac. Me trouvant sur scĂšne en face de spĂ©cialistes de la musique, ce n’était pas facile pour moi.

 

                 Heureusement, qu’à la fin du spectacle, aprĂšs une Nouba Raml majestueusement interprĂ©tĂ©e par notre formation, et aprĂšs les applaudissements, j’ai repris mon souffle.

 

                     En rĂ©compense, Du 20 au 28 juin 1981,

Notre premiĂšre sortie en dehors du Territoire National,

avec notre participation au Festival International

de TESTOUR en Tunisie.

 

          Nous l’avions bien mĂ©ritĂ©.

 

 

 

 

 

 

 

Voir Extrait du journal « la presse Â» de Tunisie du vendredi 26 Juin 1981 oĂč il est dis :

«  Deux personnages parmi les invitĂ©s Ă©trangers du Festival attirent vĂ©ritablement      Â»

« l’attention de tous. Sans exception aucune. Une jeune soliste chanteuse Algerienne    Â»                  

« et un Ă©minent musicologue vietnamien que les habituĂ©s connaissent dĂ©jĂ ,           »

« le Professeur TRAN VAN KHE.                                                                     

 

Le 27, 28 et 29 janvier 1982, j’ai participĂ© Ă  la rencontre  nationale sur le Medh qui s’est dĂ©roulĂ© Ă  Tlemcen, oĂč d’éminents spĂ©cialistes en la matiĂšre Ă©taient prĂ©sents.

LĂ  aussi, j’ai pu dĂ©montrer Ă  tous les prĂ©sents que nous possĂ©dons un riche patrimoine sur les noubates et neklabet (Djed, mystiques) que la plus part des prĂ©sents ignoraient.

 

              Monsieur Belkacem BELARBIA natif de Mostaganem, chercheur en la matiĂšre et participant Ă  cette rencontre a, tout de suite fait ma connaissance, et depuis ce jour, nous sommes restĂ©s en Ă©troite collaboration. AprĂšs avoir compris mon but, cet homme trĂšs gĂ©nĂ©reux, venait souvent chez moi quand il est de passage Ă  Alger. Un jour sans aucune hĂ©sitation, il m’a lĂ©guĂ© tout ce qu’il possĂ©dait comme textes sur le medh. Je n’oublierais jamais ce Monsieur (que Dieu lui accorde sa misĂ©ricorde et lui ouvre les portes de son paradis).

 

 


              En Mars 1982,

 La cĂ©lĂ©bration du 10e Anniversaire d’El Gharnatia,

Parmi les Grandes formations invitées pour la circonstance telles El Widadia

de Blida, l’Association de BĂ©djaia, l’Association Rumel de Constantine,

figurait la Grande Ă©cole El Mossilia d’Alger, dirigĂ©e par mon

maĂźtre Sid ahmed SERI. AprĂšs un long mutisme, voilĂ  que cette association

trĂšs puissante refait son apparition chez nous Ă  KolĂ©a.  Pour moi, j’avais

le pressentiment de recevoir ma famille, Ă©tant ancien Ă©lĂšve de cette Ă©cole.

 

 

Du 13 au 28 juin 1982, dans le cadre des Ă©changes culturels entre l

AlgĂ©rie et l’URSS, nous avons Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s pour reprĂ©senter notre Pays.

 

               A notre arrivĂ© Ă  l’aĂ©roport de Moscou, au moment des

formalités de douane, les russes étaient trÚs heureux de nous accueillir,

puisque la veille l’AlgĂ©rie avait battu l’Allemagne par deux buts Ă  zĂ©ro.

 

                Nous avons Ă©tĂ© installĂ©s dans le meilleur hĂŽtel de Moscou

« HĂŽtel MOSCOWA Â», en face de la place rouge. On s’est tout de suite

rendu compte que les Artistes avaient une place trÚs distinguée chez eux.

 

                Nous avons animĂ© quatre reprĂ©sentations dans diffĂ©rentes

villes. LĂ  oĂč on a Ă©tĂ© comblĂ©, c’est lorsque nous avons pris le train

pour Leningrad. Malgré la fatigue, puisque nous étions en plein mois du

ramadhan, c’était quand mĂȘme un voyage inoubliable et agrĂ©able.

 

               ArrivĂ© Ă  Leningrad, nous avons dĂ©couvert que toute cette ville

était un musée à ciel ouvert. Aussi, nous avons eu la chance de visiter

le musĂ©e de l’hermitage qui et connu mondialement.

 

                Ce qui nous a vraiment surpris encore, c’était les nuits blanches

de Leningrad, la nuit ne tombait pas. MĂȘme si le ftour  Ă©tait Ă  vingt trois

heures et El Imsaq Ă  deux heures du matin, c’était quand mĂȘme des jours

formidables et inoubliables.

 

                 Le Lundi 17 Janvier 1983 Ă  l’hĂŽtel AURASSI, lors d’une visite officielle de Monsieur Jack LANG Ministre de la Culture, et la DĂ©lĂ©gation qui l’accompagnait,

nous avons été désignés par notre MinistÚre pour représenter notre pays par un Concert de Musique Andalouse en son honneur.

 

                  LĂ , je ne m’empĂȘche pas de signaler que parmi la dĂ©lĂ©gation, se trouvait Monsieur Jacques BERQUE l’éminent Orientaliste qui, avec une attention trĂšs particuliĂšre, traduisait au Ministre mot Ă  mot les paroles des chansons que nous exĂ©cutions, puisque les textes du programme du concert leur a Ă©tĂ© distribuĂ© en langue nationale.

 

 Cela n’a pas empĂȘchĂ© Monsieur BERQUE et Monsieur le Ministre de se lever pour nous applaudir en plein concert, et sont mĂȘme montĂ©s sur scĂšne pour fĂ©liciter chacun des Ă©lĂ©ments de l'orchestre.

 

Du 05 au 12 avril 1984, c’était Ă  MALTE, au  Festival de Musique, appelĂ© « MUZIKAFEST Â». LĂ  c’était pour nous plutĂŽt une excursion et non une mission, puisque durant tout notre sĂ©jour on a fait que se promener, sauf durant la journĂ©e du 10 avril, oĂč nous avons Ă©tĂ© programmĂ©s pour une reprĂ©sentation.

A la mĂȘme soirĂ©e, il y avait nos amis Tunisiens.   

 

Du 02 au 09 aoĂ»t 1984, Dans le cadre des Ă©changes culturels entre l’AlgĂ©rie et la Bulgarie, notre association a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e pour se produire dans trois villes  de ce pays. Le sĂ©jour Ă©tait agrĂ©able.

 

En novembre 1984, Ă  l’occasion du 30e anniversaire de la rĂ©volution AlgĂ©rienne, Ă  l’invitation de l’Amicale des AlgĂ©riens en Europe, El Gharnatia toujours sous ma dirĂ©ction, a Ă©tĂ© invitĂ©e pour une tournĂ©e Ă  travers presque toute la France.

 

 

            Nous devions nous produire dans plusieurs Villes.

Nous avions d’abord parcouru le sud de la France, pour

nous retrouver au nord Ă  Strasbourg et enfin Ă  Lille

Boulevard Vauban. Dans une grande salle décorée du

drapeau national frappĂ© du croissant et de l’étoile rouges

sur fond vert et blanc, là nous nous sommes rencontrés

pour cĂ©lĂ©brer ensemble notre fĂȘte nationale. Nous Ă©tions

environ deux milles AlgĂ©riens. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En juillet 1985, ma mĂšre et moi, avions accompli notre devoir

de pĂšlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. A mon retour, j’étais

vraiment malade, j’ai du me reposer quelques temps avant de

reprendre mes cours. Heureusement que c’était la pĂ©riode des

vacances.

 

AprĂšs ce repos bien mĂ©ritĂ©, la reprise n’était pas facile.

Néanmoins, nous avions entamé la nouvelle année,

le programme était vraiment chargé comme chaque

annĂ©e, si ce n’est plus.

 

Participation à tous les festivals et à toutes les activités nationales, comme chaque année.

 

 

 

En 1986   nouvelle tournure, les masques commencent Ă  tomber.

La cause est due à l’apparition de la loi relative aux cessions des biens de l’Etat.

Lorsqu’un jour, le Responsable des services de l’APC qui s’occupait des biens immobiliers de la commune, me convoque pour me demander de lui fournir un dossier  pour l'acquisition du logement que j'occupais, conformĂ©ment Ă  cette loi, au mĂȘme titre que tous les AlgĂ©riens.

 

 

 

 

                                                  A CAUSE DE CERTAINS QUI SONT DÉCÉDÉS, IL M'EST TRÈS DIFFICILE DE

                                                               M'EXPRIMER CORRECTEMENT SANS CITER LEURS NOMS   

 

 

 

 

                                                       LA SUITE SERA DIFFUSÉE ULTÉRIEUREMENT

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Ces quatre photos montrent l’Orchestre EL MOSSILIA Ă  BERLIN et en TUNISIE dirigĂ© par Brahim BENLADJREB

TEMOIGNAGES de Monsieur Slimane HANANI

 

L'un des membres fondateur de l'Association

EL GHARNATIA. Lui, qui avait nommé cette association en lui donnant son nom

et qui demeure jusqu'à présent.

Reconnaissances et témoignages

de Monsieur KHERROUS Boualem,

Responsable de l’Association EL GHARNATIA

lors d’une Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e Ă  l'occasion de la BiĂ©nnal de Tipaza qui s’est dĂ©roulĂ©e du 29 mars au 02 avril 1979 et retransmis sur la chaine de TĂ©lĂ©vision AlgĂ©rienne:

P E N S E E

          Aujourd’hui, permettez moi de rendre un vibrant hommage Ă  tous ces professeurs qui se sont sacrifiĂ©s pour cette cause, qui est l’amour de l’art et qui nous ont quittĂ©s Ă  jamais, (que Dieu leur accorde sa misĂ©ricorde) je citerais :

                     Messieurs: Mohamed MAZOUNI                          

                                       Mahmoud BOUDENA

                                       Ahmed FERRAH

                                       Ahmed TIDJANI

                                       Abdelkrim BOUDJEMA

                                       Mahiedine BELLOUTI

 

sans oublier mes autres amis tels que Abderezzak ADEM, Mahmoud ADEM, GHERROUS Abdelkader, Mahiedine FAHSSI  et la liste est longue.

 

             Maintenant, je me donne la peine de retracer briĂšvement l’historique de mon parcours Ă  El Gharnatia de kolĂ©a, lĂ  oĂč j’ai passĂ© plus de la moitiĂ© de mon age, c'est-Ă -dire presque un quart de siĂšcle, lĂ  oĂč j’ai trouvĂ© des amis, lĂ  oĂč j’ai trouvĂ© ma grande famille.

Voir ci aprĂšs lettre du

MaĂźtre Abdelkrim RAIS

aprÚs son passage en Algérie :